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Comprendre les causes du refus d’aide et de soins de la personne âgée

16 octobre 2017

Aujourd’hui, 80% des personnes âgées ont la volonté de rester chez elles, et ce, le plus longtemps possible. Même si le maintien à domicile assisté représente une alternative concrète au placement en maison de retraite (ou EHPAD), rendre ce projet de vie peut s’avérer être un véritable défi. Habitués à leur indépendance, les personnes âgées ne voient pas d’un bon œil leur perte d’autonomie et les conséquences que cela peut engendrer.

Garder la maîtrise de sa vie est un impondérable pour les personnes âgées et l’intrusion de professionnels dans leur quotidien (auxiliaire de vie, aide à domicile, etc…), peut entraîner de fortes réticences, voire un refus catégorique. Ces situations de refus d’aide et/ou de soins sont de plus en plus importantes et la question se pose donc, pour les professionnels de l’aide à domicile, de savoir comment y faire face.

 

Comprendre les causes du refus d’aide / de soins

Les raisons pouvant engendrer un refus d’aide / de soins sont variées. Cependant, elles sont le plus souvent :

  • D’ordre médical : Les principaux facteurs tels que la perte de mémoire, les troubles du comportement générés par des maladies neurodégénératives, des syndromes de démence peuvent favoriser le refus.
  • D’ordre psychiatrique : La dépression, la bipolarité, les pathologies psychotiques sont autant de troubles qui peuvent générer des troubles du comportement, un sentiment de persécution et donc entraîner des refus.
  • D’ordre psychologique : Dans un contexte de perte d’autonomie, les personnes âgées peuvent faire un déni de la maladie ou de la dépendance. Il est également possible que la personne âgée ressente le besoin de s’exprimer et de garder le contrôle de sa vie. Cette démarche de contestation peut rassurer et donner l’impression d’être une personne à part entière.
  • D’ordre socio-économique : Les personnes âgées en perte d’autonomie ne connaissent pas nécessairement leurs droits et les aides existantes. Cette méconnaissance peut faire peur, notamment en terme budgétaire. De nombreuses dispositifs de prise en charge existent, selon les situations (Allocation personnalisée à l’autonomie (APA), réductions d’impôts…).
  • D’ordre culturel : En fonction des religions, des coutumes, les prises en charge ne sont pas vécues de la même manière. Le rapport au corps, à la maladie, la barrière de la langue sont tant de freins qui peuvent engendrer un refus d’aide et/ou de soins.

 

Vous souhaitez en savoir plus ? 

Découvrez l’intégralité de la conférence « Refus d’aide et refus de soins » qui s’est déroulée le 19 septembre 2017 !